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2008| 15 nov / 14 dec
Marc Giai-Miniet
Marc Giai-Miniet est peintre, graveur, dessinateur et il fait aussi des “boîtes”. Il est né en 1946 à Trappes. Il est actuellement secrétaire du Salon de Mai où il expose depuis 1970.
Il a participé aux salons Grands et Jeunes d’Aujourd’hui, Réalités Nouvelles, Comparaisons, Jeune peinture, au Salon de Montrouge, à la Biennale des Jeunes, à Mac 2000, à la Biennale 109 etc... ainsi qu’à de multiples et diverses expositions collectives de peinture, de gravure ou de dessin,  tant à l’étranger qu’en France.  Parmi celles-ci, on peut relever : la Fête de l’Humanité à la Courneuve, “Triptyque” à Angers, “Métamorphose du livre” à la bibliothèque Forney à Paris, “Désirs bruts” aux Ulis, l’Enfant et les sortilèges” à l’Orangerie du Sénat, “les rencontres du Cadran” organisées par Lydie Arickx,  “Au delà des mots, la douleur” à
à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris ...
Les  " boîtes " présentées ici sont apparues assez tardivement dans mon travail de peintre, comme un prolongement naturel et nécessaire, et en sont devenues un élément indissociable, son double ludique. Comme une réminiscence de mon désir d'adolescent de faire du théâtre, et peut-être même du plus profond encore de mes souvenirs, de jeux d'enfant entre batailles rangées de figurines et trains électriques installés sous la table de la salle à manger familiale. Ces " boîtes ", au départ de leur fabrication dans les années 92-93, reprenaient les thèmes de mes tableaux : scène du décervelage, visite aux momies, agitation des larves et transfusions diverses. Des petits personnages découpés dans du carton figuraient le ballet ironique et existentiel de ma peinture.  Au fil du travail, les constructions devenant de plus en plus grandes, les personnages ont disparu et des livres, des bibliothèques entières ont pris place conjointement aux laboratoires, aux salles de stockage, d'attente ou d'interrogatoires, aux cellules, escaliers, coursives, fours, égouts ou quais de partance… Je comprenais que les livres brûlés, ainsi figurés, étaient la métaphore douloureuse de la vie des hommes, à la fois esprit et matière et voués inexorablement à leur destin. Car non seulement les livres peuvent être brûlés mais parfois aussi, par la connaissance transmise, ils nous " brûlent ",  nous métamorphosent, nous accompagnent ou nous égarent… dans une vision devenue " existentiale ".
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Petits théâtres muets pour un désastre intime