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Vivant et travaillant à Orléans, Guillaume Brabant et Philippe Charlet ont investi les locaux du Garage pour présenter quelques-uns de leurs travaux. Le résultat est étonnant, décapant, presque dérangeant.
Philippe Charlet donne à voir des boîtes, des vanités, des natures mortes revisitées. Disparus les verres et les tables mises au XVIIe siècle, place ici à des objets d’aujourd’hui incongrus et destinés au rebut : déboucheur WC, reste de poupées, crâne, vipère dans un bocal en confiture... Il est question de prédation et de déchets dans cet univers glauque... Vingt-cinq tableaux au total, exécutés “à l’ancienne”, au crayon de couleur sur papier marouflé sur panneaux de chêne et qui ensemble forment un polyptyque. Comme des miroirs, les textes de Patrick Graille, inventaires sans être des listes, renvoient l’image des tableaux.
Petit à petit le personnage figuratif a disparu - ou presque - des toiles de Guillaume Brabant pour laisser la place au fauteuil. Celui de son atelier, “en skaï”. C’est toujours une histoire de peau, de chair jusque dans ce fauteuil blessé. A découvrir aussi et en parallèle, le montage vidéo de Shoï Lorillard autour de “Misfits”. En deux mots, un accrochage noir et grinçant...