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La nouvelle figuration est de nouveau sur les cimaises du “Garage” avec les oeuvres de Christian Bouillé.

La peinture, c’est une vocation ?
Parce qu’on ne savait pas quoi faire de moi et que j’étais, déjà très jeune, passionné par l’art pictural, on m’a envoyé dans une école d’art déco en Seine et Marne. Le désir d’être peintre étant devenu définitif, j’ai quitté cet établissement au bout de deux ans.
Comment travaillez-vous ?
Souvent, j’ai un projet de départ, quelque chose de soi-disant définitif. Après, je m’embarque dedans pour aller quelque part. Mais souvent, des éléments surgissent, modifiant le projet de départ. Je prends en compte tout ce qui intervient durant ce voyage. Car il y a énormément d’éléments qui jalonnent le parcours, il faut faire un choix...que je n’explique pas toujours. C’est très difficile de donner une raison à tout, d’expliquer sa peinture, il est important de se laisser aller, embarquer dans une oeuvre. Ce sont les évènements qui nous choisissent, les fascinations que l’on ne gère pas forcément qui nourrissent les toiles. La nouvelle figuration vient d’un monde où il y a une narration. On raconte quelque chose, “quoi, c’est une autre affaire”. Et puis l’image est là pour questionner.
Pourquoi ce titre “Oser les Dieux” ?
C’est un titre qui est venu subitement en dessinant une sculpture représentant un dieu qui au fur et à mesure que le travail avançait devenait comme un papier peint. Nous sommes alors comme des nains qui veulent franchir un sommet très haut, comme quelqu’un qui prépare son souffle avant d’attaquer les hauteurs.