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Encore méconnue puisqu’ouverte en décembre dernier seulement, la galerie le Garage poursuit, après une exposition consacrée à Brandon, un cycle dédié à la Nouvelle figuration. Ce mouvement pictural a vu le jour en France dans les années cinquante. Alors mouvement d’avant-garde, il demeure traditionnel dans le sens où il use d’un support classique : toile tendue sur châssis et peintures à l’huile. En rupture avec l’abstraction géométrique, en lien avec les “mythologies quotidiennes” du pop art mais moins complaisant envers la société de consommation que lui, la Nouvelle figuration compte de grands noms. On citera Télémaque, Rancillac, Cueco, Erro, Monory ou Guyomard...
Christian Bouillé dont le Garage présente les oeuvres à partir du 12 est né en 1948 et appartient par conséquent à la deuxième génération de ce mouvement. Ses tableaux sont la somme d’un surgissement d’évènements qui s’imbriquent les uns les autres. Ce sont des étendues à parcourir, des plages de couleurs, autant de “traces embardées de peinture” dit-il joliment, en ajoutant “pour moi, il n’y a rien de pire que la peinture qui se referme sur elle-même”.