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Une galerie ouvre ses portes rue de Bourgogne à Orléans, le “Garage” et ce sont les toiles de Frédéric Brandon qui inaugurent les cimaises. Une série de clowns en comité d’accueil. Mais pas de ces clowns qui amusent les enfants. Là, ils sont plutôt inquiétants. Pourquoi? “Petit, j’avais peur des clowns”, avoue l’artiste. Dès lors, il n’est pas question de nez rouge et de pitreries. Et de poursuivre: “il existe quelques similitudes entre le clown et l’artiste. Comme le clown blanc, l’artiste est dominateur, comme l’autre gugusse, il trébuche. Une seule chose les fait avancer: le doute.”
Frédéric Brandon, tout de noir vêtu serait-il un clown triste? Absolument pas et toute sa fantaisie est dans ses tableaux. En particulier dans sa série “Qu’est-ce que la peinture” consacrée aux vaches. Cet artiste est un véritable amoureux de la couleur, parfois sans doute jusqu’à la folie, tant certains mélanges sont audacieux. Sa dernière série fait donc honneur aux vaches, “elles sont mes voisines lorsque je suis en Normandie. Pour moi, elles sont comme des chats, adaptées à l’homme mais indépendantes. Des animaux que j’adore, que je respecte”. Couleurs vives, exubérantes, jubilatoires de ces vaches qui paissent tranquillement. Aussi, Frédéric Brandon aime le jeu: des cadres travaillés indépendamment de l’oeuvre, des cadres directement peints sur la toile, des trompe-l’oeil pour un  véritable pied de nez. “Un cadre il en fallait un mais qu’en faire: pour moi obligatoirement un travail pictural, une nouvelle possibilité de rebondissements”, explique l’artiste. Et Frédéric Brandon essaie de ne pas s’ennuyer en poursuivant toujours la même quête depuis près de 40 ans: “Qu’est-ce que la peinture?.”