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Jacques Barry
2008| 20 sep / 19 oct
Jacques Barry peint des signes. Ces signes sont comme des mots d’une phrase écrite, une phrase que Jacques Barry a commencé à écrire il y a plus de vingt ans et qui, si nous prenons la peine de la lire avec attention, nous parlera de l’essentiel, du désir et de l’énergie, de notre façon de tenir debout au monde dans la fragilité ou l’enracinement, les pieds bien plantés sur le sol et la tête dans les nuages, nous parlera de ces ailes qui nous poussent parfois lorsque nous sommes pris d’enthousiasme et aussi de la pesanteur massive des choses qui nous résistent, oui, cette phrase nous parlera de nous.
Le vocabulaire plastique de Jacques Barry est volontairement restreint : animaux, bonshommes, arbres et plantes, maisons, nuages.
Sa peinture se soucie peu des finitions, comme proche de la technique de l’esquisse, elle cherche à aller au plus simple, à la forme minimale et suffisante pour que la « reconnaissance » ait lieu.
La modernité recherchée est montrée dans cet aspect « peinture fraîche » qui peut nous séduire au premier regard, surfaces brillantes et couleurs pures, formes simples dépouillées de tout aspect décoratif et proches des pictogrammes et des signes industrialisés, aplats rigoureux et absence de perspective, mais elle est aussi bien à l’œuvre dans cette mise à distance de l’autre qui participe de la fragmentation du monde d’aujourd’hui.
S’ajoutent les noms en discordance, générateurs de poésie, dans ce souci de déstabilisation du spectateur qui ne peut manquer de s’interroger sur la nature exacte de ce qui lui est montré, sur cette illusion définitive de toute représentation, fût-elle si empreinte d’évidence.
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Notre Dame des poteaux électriques