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Dans son exposition « Regarder et être vu », Ivan Messac présentera ses œuvres récentes au sein desquelles il associe le modelage à la peinture. En effet, dans chaque tableau, il modèle des formes dans le polystyrène qu’il remanie par la suite par marouflage, peinture, …
Dans la série des « portraits », Ivan Messac représente le visage de personnages « illustres », connus des amateurs d’art, ou (et) faisant partie de son univers intime. Il maroufle ces « bas relief » en monochrome, à la manière d’un papier peint. Et comme pour tromper le spectateur, il titre ses œuvres de phrases anodines, se rapportant à la couleur. Parfois celui-ci apparaît comme un clin d’œil à l’artiste représenté, comme pour le portrait de Jacques Monory intitulé « Le Grand Bleu » ; d’autres fois il s’annonce comme le nom d’un produit publicitaire dont le portrait  en serait l’égérie : « Pschitt citron ». Il crée ainsi une icône qu’il vulgarise, comme une ironie sur la starisation ou l’anonymat que peuvent connaître les « grands » de ce monde.
La série des « télévisions » peut être lue comme une réflexion face aux médias, diffusant tantôt des images édulcorées, tantôt des clichés plus catastrophiques rangés dans la catégorie des faits divers ; nous renvoyant à la société de consommation … d’images. Mais il y a également dans ces tableaux, un retour à l’intime, la mire nous montre les stars que nous admirons depuis notre canapé. L’artiste nous donne l’impression d’entrer dans notre univers proche, il se sert de nos « outils » du quotidien, pour nous parler de nos propres références, induites par la télévision. Un face à face entre ce que nous renvoie notre univers et celui de l’extérieur que nous visionnons en spectateur. Dans le monde actuel, la réalité de l’image devient plus importante que l’évènement lui-même. On est spectateur d’un monde presque virtuel. Autrefois, on était fasciné et ému devant un tableau de Claude Monet, aujourd’hui l’ « Impression soleil levant » devient l’ « Impression » en « Prime Time », la fascination est dans la mire.
Au delà de toute interprétation, nous percevons la superposition (jeu de matière et du « dessus-dessous »), le contraste et le traitement de la couleur qui caractérise l’œuvre d’Ivan Messac. Nous retrouvons également son traitement des images mises en correspondance les unes avec les autres.
Ces deux séries se rejoignent autour du thème de l’icône d’ou le titre  « Regarder et être vu », celles que l’on regarde à la télévision et celles que l’on vénère en accrochant le portrait dans le salon.   
          
Sarah Mattera, 2005
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Ivan Messac
2006|  4 mars / 2 avr
Regarder et être vu