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Le peintre guette les surprises qui vont naître de l’organisation des formes et des images qui s’imposent à lui tout comme le voyageur s’amuse des séquences incongrues associées sans préméditation par sa mémoire, après un parcours ferroviaire dans l’espace et dans le temps. Quelque part dans la Critique de la faculté de juger, Kant note que « le créateur d’un produit qu’il doit à son génie ne sait pas lui-même comment se trouvent en lui les idées qui s’y rapportent ». Nul doute que Christian Bouillé, qui aime autant les intellectuels qu’il se méfie de leurs systèmes, reconnaisse là une observation adaptée à sa propre démarche. Car s’il y a bien une idée esthétique qui oriente son œuvre, elle ne saurait se concevoir ni s’énoncer clairement. L’artiste (l’artiste « de génie » précise Kant, qui veut simplement parler du véritable créateur à la différence du simple amateur) ne suit aucune règle car c’est lui qui les invente. Le miracle de l’art, c’est cette invention inconsciente qui cependant fait sens pour l’artiste et bientôt pour le spectateur.

Jean-Luc Chalumeau
Christian Bouillé
2004|  12 mai / 20 juin
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Oser les dieux